L'industrie
Avec prés de 52 000 salariés dans l’industrie et le bâtiment (sur les 137 000 de la Champagne-Ardennes), la Marne montre par ses 5 056 établissements qu’elle n’est pas qu’agricole mais qu’a l’image de la Champagne-Ardennes industrialisée à la même époque que la Grande-Bretagne c’est à dire entre 1760 et 1850, elle est une des plus industrielles de France. Consacrée au textile (la riche fabrique de Reims s’étendant tout le long de la vallée de la Suippes) et à l’agroalimentaire, la Marne a bouleversé ses structures à la fois parce que les guerres l’ont coupée de sa clientèle et par la crise interminable du textile qui naissant vers 1890 s’achèvera vers 1960, le secteur ne représentant plus que 7% de l’emploi.

Un large éventail
De mono-industriel , comme l’Aube avec la bonneterie, les Ardennes et la Haute-Marne avec la métallurgie autrefois, la Marne a dû étendre son éventail industriel entre la chimie, la mécanique, l’automobile, l’imprimerie, la construction électrique, le bois, la pharmacie, l’aéronautique, le cuir et les chaussures, l’industrie des métaux et du verre. Généralement de petite taille, les usines marnaises ne se distinguent pas de la moyenne de la Région qui ne compte que 34 unités de plus de 500 salariés, 93 entre 200 et 500 sur les 13 311 établissements industriels (en 1980, 3 manufactures dépassaient 1000 salariés).
Les usines marnaises de plus de 500 salariés
P.U.M (station service acier)
V.M.C (verreries mécaniques champenoises)
V.T.M (valéo thermique moteur)
BOEHRINGER (ingelheim pour les médicaments)
SORENAM (appareils ménagers) à Reims
VALLOUREC (précision) à Vitry le Francois
MARWAL Systems (équipements automobiles) à Chalons
CEBAL Sa (emballages et tubes en plastiques)
AXON Câbles (câbles pour l’électronique de précision : fusée Arianne, char Leclerc, Airbus, etc.)
EXCEL industrie (groupe Tecnoma) n°1 mondial de la pulvérisation sur végétaux à Epernay.

Quelques activités ou quelques usines révèlent de la saga marnaise ou du tourisme industriel.
SARLINO , fabrique de revêtements de sols, est initiatrice de la médecine du travail en France.
P.U.M créée par un homme seul, Max Rousseaux, en 1948, s’étale sur 35 hectares à Reims et révèle désormais du groupe belge, Cockerill. Elle fournit l’acier (décapé, laminé à froid, cisaillé, oxycoupé ou coupé au laser, poli ou cintré) à 115 000 clients dans 188 points de vente en France (20%des besoins), en Allemagne, Espagne, Pologne…. Soit 2,56 millions de tonnes. P.U.M représente 40% du trafic routier de Reims et 80% du travail marchand de la gare S.N.C.F. pour un chiffre d’affaire de près de 9 milliard, 16 certifications I.S.O 9002 depuis 1993 (elle cherche son extension dans les matières plastiques).
Installé à Prunay, Reims-Aviation, qui eut longtemps pour président l’as des pilotes français de la Seconde Guerre mondiale. P Clostermann, fabrique sous licence américaine les Cessna 172 et 182 et Caravann II, remorqueur de cibles, et sous-traite pour Airbus après avoir collaboré avec Dassault.
Concurrent de Porcher (Ardennes) qui existait dès le XVII ème siècle, Jacob Delafon pour les besoins de ses sanitaires de grès blanc ou de couleur, produit à Reims la robinetterie de 800 salles de bains par jour et ce pour une expédition dans 80 pays. Victime d’un incendie, l’usine faillit ne pas être reconstruite à Reims.

A Tinqueux, Hélène Dorigny, recordwoman du monde de durée de vol en mongolfière, a créé une manufacture de ballons dont un au moins poussé par le vent est allé s’accrocher sur une tour de la cathédrale à la grande joie des Rémois mais à l’angoisse des aérostiers. Il faut 80 kilos de gaz propane pour un vol d’une heure, le brûleur est importé des U.S.A mais le tissu des 24 fuseaux, le tissu ignifugé du bas proche de la cabine d’osier est fabriqué en France.

A Bazancourt, on habille le béton d’acier, afin de réaliser les coffres-forts Fichet-Bauche qui équipent presque toutes les banques, acier traité spécifiquement quant à l’alliage, après qu’un dénommé Spagiari eut cassé les centaines de petits coffres de location d’une banque à Nice, en s’y enfermant samedi et dimanche, et ce, non en perçant les portes des coffres, mais en cassant les gonds.

A Sézanne chez A.T.S (action technologie sézannaise, découpage de matériaux), on découpe avec un jet d’eau d’un millimètre de diamètre des portes blindées de 60 millimètres. Il suffit de porter la vitesse de l’eau ainsi bloquée dans son tube à deux fois la vitesse du son. Cette découpe est l’avenir, aux yeux des scientifiques, en raison de la précision de la découpe. Quand le matériel nécessaire sera miniaturisé, que devront être les coffres-forts, à moins que la course connue des militaires entre l’attaque et la défense, ne marque à nouveau provisoirement (par la céramique pressée) la victoire du blindage.

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