Les traditions Pastorales
Avec les bergers ont disparu les routoirs, ces chemins de troupeaux, un peu plus larges que les autres, les lâchers de printemps, les « cérémonies » de la lutte, de mi-juin à mi-septembre, pour la reproduction des bêtes, la tonte, en juin puis en mai…. et le culte à saint Jean-Baptiste.
L’actuelle basilique de l’Epine en garde trace au portail sud, car les bergers et leurs troupeaux auraient été à l’origine du pèlerinage. «Il y a un mysticisme du savart comme il y a un mysticisme des sources et des grottes ».
Le Noël des bergers est encore célébré chaque année au château de Braux-Sainte-Cohière. Les derniers bergers, avec leur agneau et leurs chiens, président les cérémonies. On raconte que jadis, pendant l’élévation, le cadet devait faire bêler l’agneau enrubanné, douze fois, en le pinçant légèrement ! Vers 1845 , les plus belles cérémonies avaient lieu à Lavannes, avec gendarmerie et garde nationale en habit d’apparat et bien sûr, tous les bergers de la région vêtus de la limousine.

Prés de Ville-sur-Tourbe, à Vrigny, quantité d’oiseaux captifs constituaient la décoration vivante (et sonore !) de l’édifice.
Le pèlerinage à Saint-Lié, prés de Villedommange, jouait le rôle de marché d’embauche des bergers, le 6 novembre de chaque année.

Les foires et marchés de jadis
Nombreux dans la Marne, les foires et marchés voyaient se mêler tout un monde pittoresque que les folkloristes comme Guillemot, puis les historiens comme Germaine Maillet, ont tenté de sauver de l’oubli. Leurs travaux restent souvent inédits, comme les mémoires de maîtrise d’histoire régionale ou d’ethnologie. Le lecteur curieux pourra essayer de les dénicher.

Chansons et danses des siècles passés
Elles divertissaient toutes les classes et tous les âges de la société Marnaise : la capiteuse et la langoureuse qui se pratiquaient tout au long de la Suippe dans cette vallée consacrée au travail de la laine, la «danse des souliers rouges» de Tours-sur-Marne et Rilly-la-Montagne et celle des «Jolivettes». Cette dernière à donné son nom aujourd’hui à un des plus importants groupes de danses folkloriques de notre région.

Le costume féminin
Certaines coiffes méritent une mention : la «béguinette» dont les motifs s’inspirent du décor des faïences des Islettes près de Sainte-menehould, la blanche «colinette d’Argonne» aussi pointue qu’un capuchon et surtout la «biscornette» que femmes et filles de Reims s’enorgueillissaient de porter au XVII siècle, tellement elle fut vantée par les écrivains d’alors comme «une des plus belles coiffes du temps». Il fallait disaient-ils, «aller jusqu'à Venise pour trouver sur Chef de femme, coiffe aussi seyante que celle de Reims».
Avec cette si belle coiffure, les Marnaises portaient aussi fièrement de belles et amples robes de flanelles, une des productions reines de la cité des Sacres jusqu’au début du XX siècle, tissu doux et souple aux tons suaves permettant des « jupes à plis d’orgue » et des corsages largement décolletés en bateau.

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