Le 21 octobre 1790 à Macon, Alix Des Roys donne naissance à Marie Louis Alphonse Prat comte de Lamartine.

Ce fut le premier et l'un des plus grands poètes romantiques.

Après une enfance et une adolescence provinciales à Milly, qu'il passe parmi les enfants de vignerons en participant aux travaux du vignoble, il mène une vie d'aristocrate oisif, s'essayant à la poésie.

  


En 1811 Alphonse de Lamartine, âgé alors de 23 ans, dans tout l'éclat de sa beauté rencontre, lors d'un voyage, à Naples celle qu'il évoquera plus tard dans Graziella.

En 1812 Alphonse de Lamartine devint maire de Macon

En 1815, pendant les Cent-jours, il se réfugia en Savoie.

En1816, alors qu'il était en convalescence à Aix-les-Bains, il rencontre Julie Charles, une femme mariée avec qui il eut une idylle intense mais brève, la jeune femme mourut l'année suivante de phtisie(tuberculose). Elle sera la future Elvire des Méditations.

La publication en 1820 du premier recueil poétique des Méditations apporte au poète une gloire immense et immédiate, car l'idéal romantique trouve dans cette oeuvre sa première expression lyrique et poétique. Le 6 juin de cette même année Alphonse de Lamartine épouse une anglaise, Marianne-elisa Birch, le couple voyage en Italie où Lamartine a été nommé attaché d'ambassade. Le couple aura deux enfants : Alphonse né en 1821 qui décédera l'année suivante, et Julia en 1822 .

En menant, parallèlement, une brillante carrière diplomatique, qui débute à Naples (1820-1821) et se continue à Florence (1825-1828), Lamartine continua d'explorer la même veine lyrique, avec les Nouvelles Méditations (1823), la Mort de Socrate (1823) et le Dernier Chant du pèlerinage de Childe Harold (1825), qui est un hommage à Byron.

Le 5 novembre 1829 Lamartine est élu académicien, il perdra sa mère le 16 du même mois.

Lamartine publie en 1830 un second recueil, Les Harmonies poétiques et religieuses, aussi bien accueilli que le premier. La Révolution de 1830 le pousse vers le libéralisme. Sa production poétique marque alors ses préoccupations politiques: (Ode sur les révolutions, Némésis). Il publiera également un Poème contre la peine de mort.

En 1831, Lamartine présente sa candidature comme député à Macon, à Bergues et à Toulon; ce sera partout un échec.

Il quitte la diplomatie et entreprend un long voyage en Orient (1832 1833) , pour y chercher à la fois un raffermissement de sa foi tourmentée et des sources d'inspiration pour le grand ouvrage épique qu'il envisage d'écrire. C'est pendant ce voyage que sa fille Julia succombera des suites d'une tuberculose dans sa demeure à Beyrouth le 2 décembre 1932. (Voyage en Orient 1835)



Son désespoir le pousse hors de l'orthodoxie catholique - ses oeuvres seront mises à l'Index - et le décide à l'action politique.

Élu député en 1833, il conservera son mandat jusqu'en 1852. A la Chambre, il siège, selon sa propre expression « au plafond », c'est-à-dire au-dessus des partis.

En 1837, Lamartine est élu député de Macon et de Bergues.

Son activité littéraire moins intense, se concentrait alors dans le projet d'une vaste épopée qui devait raconter (l'histoire de l'âme humaine). Rédigés dans cette perspective, Jocelyn (1836), la chute de l'ange (1838), et plus tard Recueillements poétiques (1839), firent de lui le chantre d'un "christianisme libéral et social". Jocelyn est d'ailleurs le récit d'une liaison amoureuse qu'eut en 1816 un ex vicaire et ami du poète avec une jeune fille de bonne noblesse : Marguerite Michon de Pierreclau surnommée Mademoiselle de Milly, elle sera Laurence dans le célèbre Poème. On peut trouvé au détour d'une colline surplombant Milly, une caverne appelée "grotte de Jocelyn".

Le 30 août 1840, Pierre de Lamartine, le père du poète, décède.

En 1844, Lamartine fait un nouveau voyage en Italie.

Soucieux de l'avenir de la France, il publia en 1847, une Histoire des Girondins, écrite à l'usage du peuple et destinée à lui donner "une haute leçon de moralité révolutionnaire".

En 1848, le légitimiste de 1820 est devenu l'un des chefs de l'opposition et, nommé à la tête du Gouvernement provisoire de février 1848, c'est lui qui proclame la République et qui fait maintenir, par un discours célèbre contre le drapeau rouge, le drapeau tricolore. Toutefois, son échec face à Louis Napoléon Bonaparte à l'élection présidentielle, puis le coup d"État de 1851 mirent un point final à sa carrière politique.

Il ne fut plus dés lors, qu'un homme de lettres contraint, en raison de ses dettes importantes, à un travail forcé. Il publia à cette époque des récits qui sont autant d'épisodes autobiographiques idéalisés (Confidences 1849; Raphaël, 1849; Nouvelles Confidences, 1851) De nombreuses compilations historiques (Histoire de la Restauration, 1851; Histoire des constituants, 1853; Histoire de la Turquie, 1853-1854 ; Histoire de la Russie, 1855), des sommes littéraires (Cours familiers de littérature, 1856-1869) et s'occupa surtout de la réédition de ses oeuvres complètes (Oeuvres complètes en 41 volumes, 1849-1850).

En 1860, il doit vendre sa maison de famille, Milly, il avait déjà montré son attachement à cette demeure lorsque son père lui avait annoncé son intention de vendre la propriété en 1827. Profondément touché par ce projet, il écrira à l'époque, et d'un seul trait : "Milly où la terre natale". Il doit alors accepter de I'Empire de quoi pouvoir vivre.

De l'œuvre considérable de Lamartine - 33 ouvrages, dont 11 de poésie et 22 de prose - la postérité a surtout retenu l'œuvre poétique. Il y a effectivement donné le meilleur de lui-même: son cœur et son merveilleux sens de l'harmonie des mots. Son originalité réside en effet dans l'accent spontané et profondément personnel des sentiments qu'il exprime, et que la poésie française semblait avoir oublié depuis Ronsard.

Aussi bien Lamartine était-il un remarquable orateur, et ces qualités l'ont-elles également servi dans le domaine épique, où son grand Poème Jocelyn (1836) remporta un succès mérité par l'attrait pathétique des aventures du héros, la beauté des descriptions et la générosité des intentions sociales et religieuses dont Lamartine avait chargé son oeuvre.

Alphonse de Lamartine mourut le 28 février 1869 à Paris, dans l'oubli presque total et après avoir vendu peu à peu tous ses biens.

Il repose avec sa famille, dans une chapelle située dans le parc du château de Saint-Point, Château offert par son père en 1820 comme cadeau de mariage. On peut lire dans cette chapelle l'inscription suivante : "Speravit anima mea" - "Mon âme espéra".

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