L'église Saint-Laurent dont le chœur est un très beau spécimen de
l'architecture du XIII ème siècle. On y retrouve la facture des artisans de
Reims et on l'attribue au maître d'œuvre Gautier du Val Renfroy. Notée par la Commission
archéologique, et dont le chœur est fort beau; on croit qu'elle remplace
la chapelle du couvent, l'église Saint Vincent. Pour le chœur gothique, vers
1220, cité par Violet-le-Duc dans son dictionnaire d'architecture comme
dans " l'apogée du système champenois ", qui consistait ( à bander entre le formeret
et le mur un berceau ), en
d'autres termes, le
formeret. C'est à dire l'arc servant de couvre-joint sur le
quartier de la voûte n'est pas appliqué contre le mur de l'église, mais
séparé de celui-ci par une petite voûte en berceau et une coursière passe
entre le plan des retombées de la voûte et le mur.
Église Saint Laurent
Le transept est constitué de quatre groupes de
colonnes servant d'appuie aux portiques des croisillons et à l'envolée du
chevet pentagonal. Ce dernier est à deux étages inégaux. Le premier est
aveugle derrière le maître-autel et le second ouvert par cinq fenêtres à
deux lancettes surmontées d'une rose polylobée. Une galerie circulaire
complètement achevée court au pied des fenêtres, soutenue par d'élégantes
colonnades surmontées de chapiteaux et de frises à décorations champêtres.
( Le palmier ) du chevet est d'une grande beauté
et contre coupé par les perspectives des passages de la galerie
circulaire.
La nef reconstruite au XVI ème siècle n'est
malheureusement pas de la même facture.
Le mobilier est intéressant.
On remarque notamment : Un
banc d'œuvre en chêne sculpté ( à la place habituelle des
stalles, coté
Nord ) comprenant dix panneaux représentant chacun un motif ornemental de
chimères à corps de poissons en haut et des dauphins en bas. Un médaillon
entre les deux s'orne d'une tête, de profil, différente pour chaque panneau (
6 hommes et 4 femmes ). D'après les coiffures on peut les dater du début du
XVI ème siècle.

Le portail intérieur est encadré d'une
décoration de panneaux boisés rappelant les médaillons du banc d'œuvre (
époque cependant plus récente ) avec des têtes de femmes aux profils
burlesques, encadrées de dauphins. La mention " O crux ave, spes unica
" ( Salut ô croix, mon seul espoir ) est sculptée dans une partie
longitudinale directement au-dessus de la porte.
Les fonds baptismaux sont situés dans le fond du
collatéral nord et clôturés par une belle grille en fer forgé. Enfin dans le
même collatéral ( mur extérieur nord ) une piéta ( marbre blanc ou albâtre
) est enchâssée, jolie sculpture de relief et beau mouvement des corps.

A transept, côté du chevet, deux statues
anciennes encadrent l'arcature de la nef. Il s'agit à gauche de Saint Quentin
et à droite de Saint Laurent ( statues en bois polychrome du XVI ème siècle
). Deux stalles de belle facture sont placées devant les bancs de la nef.
